Samedi 08 août 2015
« ON NE VA JAMAIS PARTIR ! »
Dénivelé : + 2130 mètres Distance : 144,7 km
C’est la pluie qui nous accueille ce matin. Il est 8h30 et les nuages qui se sont installés hier dans le ciel ne se sont pas dissipés à la faveur de la nuit. Pourtant, au départ de Nantes hier matin, il faisait beau. Mais fidèle à sa réputation, le pays Basque nous apporte un élément de réponse à son éclatante verdure. Nous sommes à Hendaye, Florian et moi. Vianney va nous rejoindre dans la matinée et Maxime arrivera à la gare à 13h10. A nous quatre, nous entreprenons une traversée à vélo des Pyrénées en sept jours. Equipés d’un léger sac à dos, il s’agit en effet d’un simple camelbak délesté de la poche à eau, nous irons de gite en gite. Nos étapes sont donc déjà définies et celle du jour s’annonce délicate. En effet, nous ne partirons qu’après l’arrivée de Maxime donc il ne faudra pas chômer pour avaler les 135 km prévu. Mais avant ça, notre mission prioritaire est de réparer nos vélos. Nous voilà déjà à bricoler alors que le kilomètre 0 n’est pas franchi. Ça promet ! Hier déjà, le jeu de direction du vélo de Flo faisait des siennes tandis que mon frein arrière nécessitait un nouveau réglage. Vianney nous rejoint et il se rend compte qu’il lui manque 3 des 5 vis de fixation de son grand plateau. Nous partons tout de même à la gare et une fois sur place, en voulant resserrer ma selle, je casse la vis ! Vianney et moi partons donc à Irun, en Espagne, pour réparer nos vélos. Nous ne trouvons pas le magasin où Flo et moi étions allés la veille mais une boutique de cycle répond tout de même à nos attentes. Retour à la gare d’Hendaye où, le temps d’avaler quelques sandwichs, Maxime arrive. Mais lorsqu’il enfourche le vélo que son père lui a prêté, il se rend compte que ses cales ne sont pas compatibles avec les pédales ! Direction la boutique à Irun. En chemin, Vianney casse une de ses chaussures… C’est quoi cette poisse qui nous colle à la peau !!! On ne va jamais pouvoir partir ! Le temps passe et je n’imagine pas à quelle heure nous allons arriver à Larrau. Et si nous aurons le temps de finir l’étape avant l’arrivée de la nuit ! Il est 14h00 et nous voilà enfin prêt à commencer. C’est justement le moment choisi par la pluie pour s’abattre. Il tombe des cordes et nous commençons notre périple. Après une vingtaine de kilomètres, nous franchissons notre premier col. Il s’agit du Col de Saint-Ignace (169 m). Dès le début de la descente, Maxime perd le contrôle dans un virage et chute lourdement. Rien ne nous sera épargné aujourd’hui ! Il en garde quelques séquelles dont une magnifique pizza (une capriciosa pour les connaisseurs) et un bel hématome sur la cuisse gauche. Nous redescendons sur Sare puis continuons vers Ainhoa, Espelette, Bidarray et Saint-Jean-Pied-de-Port. Ma vis de selle, un peu plus courte que l’ancienne ne maintient pas ma selle en place et le jeu de direction de Flo est marqué. Nous nous arrêtons réparer une fois, deux fois, trois fois… Nous quittons St-Jean à 18h00. Il est trop tard pour passer par le col de Bagargui. D’autant plus que Vianney vient de crever. Quelle bande de poissards !!! Nous partons finalement plein nord et passons par le col d'Osquich (495 m). Nous redescendons via Tardets avant d’arriver, au bout d’un faut-plat montant interminable, à l’auberge de Logibar. Il est 21h25 et la nuit nous enveloppe. Il était temps ! On ne fera pas de vieux os ce soir. Repas, douche et enfin, un repos amplement mérité…
/image%2F0668301%2F201306%2Fob_d82647_167076-1812873487115-2832939-n.jpg)



