Dimanche 09 août 2015
« APRES LA PLUIE, LE BEAU TEMPS »
Dénivelé : + 2865mètres Distance : 94,57 km
Il n’y a pas de doute. Rien de vaut une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer. Bon, le gel de massage à l’arnica y a aussi contribuer mais tout de même. La nuit a été douce et le sommeil profond. Par contre, laisser mariner 4 cyclistes qui ont pédalé plus de 140 km sous la pluie la veille avec toutes leurs affaires… ça pique le nez au réveil !!! Lorsque nous nous levons, le ciel est très chargé et la pluie basque est encore au rendez-vous. Le temps de manger et de bricoler (une fois de plus) nos vélos, la pluie s’arrête. Pour faire tenir ma selle sur sa tige, je coince une double épaisseur de papier de verre entre la tige et l’étrier. On verra bien si cela tient ! Il est 10h15 et nous donnons nos premiers coups de pédales. Après une dizaine de kilomètres en légère descente (idéal pour un échauffement en douceur), nous attaquons le premier véritable col de notre périple, le col de Soudet (1540 m) via le col de Suscousse (1216 m). Jusqu’à Sainte-Engrâce, la pente est assez faible et nous pouvons grimper sans trop de difficultés. Par contre, à la sortie du village, les premières rampes à plus de 10% se présentent. Chacun monte à son rythme. Pour ma part, les jambes tournent relativement bien. Nous faisons une petite pause lorsque nous arrivons au col de Suscousse puis repartons tout ensemble pour finir l’ascension. Tout se passe bien et après les galères de la veille, cela fait du bien. Nous roulons même depuis quelques temps sous un soleil éclatant. Seul petite anecdote notable, nous nous sommes fait "attaquer" par des chiens de bergers. En même temps, voire quatre paires de mollets leur passer sous la truffe, ça titille forcément ! Nous voilà à plus de 1500 mètres d’altitude. Nous profitons d’une vue magnifique. Derrière nous, c’est le Pays Basque que nous laissons et nous plongeons, par une belle descente, en plein cœur du Béarn. La descente n’est pas technique et surtout, nous roulons sur un véritable billard sur lequel les noms des forçats de la route ont été peints. Il faut dire que le tour de France est passé par là deux semaines plus tôt. Nous arrivons dans le village d’Arette où nous prenons le temps de déjeuner dans un petit restaurant. Certes on y mange bien mais pour les prochains jours, on privilégiera les boulangeries pour raccourcir la durée des pauses. Nous repartons en direction d’Escot. Ce petit village est situé au pied de la deuxième et dernière ascension de la journée, le col de Marie-Blanque (1035 m). Si les premiers kilomètres sont avalés avec une extrême facilité, la fin du col est totalement différente. Le menu des 4 derniers kilomètres d’ascension est le suivant : 11%, 9,5%, 13% et 12%. Comme on dit dans le jargon, ça pique les cuissots ! Tout le monde est exténué au sommet. Dans les pourcentages les plus forts, j’avais du mal à tenir le 8 km/h !!! Une fois notre souffle repris, nous descendons jusqu’à Aruns, notre point de chute de la journée. Après 95 km d’effort, nous y arrivons vers 18h00. La douche est un vrai régal, la bière salvatrice, le repas succulent mais comme je l’ai constaté au réveil ce matin, le meilleur moment sera surement celui où, lové sous les draps, je me laisserai aller à un repos bien mérité…
Les photos à suivre prochainement.
/image%2F0668301%2F201306%2Fob_d82647_167076-1812873487115-2832939-n.jpg)









