Vendredi 22 août 2008
Dénivelé : +1203 -444 Durée : 8h30
La journée commence à 1h30 du matin. L’orage a bel et bien éclaté et nous étions au premières loges. Nous avons donc précipitamment pris nos duvets et sacs et avons rejoint le fronton sous un ciel zébré d'éclairs. Les matelas sont restés dans la tente, nous les récupérerons au réveil. Nous finissons donc notre nuit à même le sol, dans nos duvets. Premier réveil à 7h00 avec l’église puis, somnolence jusqu’à 8h00 au rythme du clocher. Nous prenons le petit déjeuner et partons à 9h00 avec les yeux encore gorgés de sommeil. De plus, le mauvais temps est toujours là. Assurément, ce sera une journée galère. La pluie et la bruine ne nous ont pas quittées de la journée. A la sortie d’Estérençuby, nous grimpons au col d’Ithurramburu. Ensuite, à travers la forêt d’Irau, nous rejoignons le sommet de l’Occabé. Chemin faisant, nous avons loupé un balisage du GR10 et somme obligés de marcher une heure de plus pour revenir sur nos pas. Nous atteignons le sommet vers 16h30, exténués et trempés mais le topo-guide nous apporte une lueur d’espoir. En effet, il y a un gîte, le chalet Pedro, à une heure de marche. Nous y allons motivés et finissons cette dernière heure sous une pluie torrentielle. Devant la porte d’entrée, nous imaginons déjà les douches chaudes et les lits. Hélas, le gîte est complet et la gérante nous renvoie sans ménagement sous la pluie. C’est avec le moral dans les chaussettes (trempées) que nous repartons à la recherche d’un refuge non gardé. Nous mettons du temps à le trouver, le confondant dans un premier temps avec un squat en bord de route. Nul doute que notre lucidité a été grandement entamée par cette journée dantesque. Nous trouvons enfin le refuge. Quel bonheur, nous allons pouvoir dormir au sec et, comble du luxe, il y a même des douches chaudes ! C'est la fin de la galère. Juste avant de manger, nous rencontrons un randonneur qui nous fait part de ses expériences enrichissantes, notamment de son matériel. Le mythe "Libellule-Man" est né. Il est temps de se remplir le ventre avant de glisser dans nos duvets. Surtout que Julien me fait de plus en plus part de ses douleurs aux quadriceps. Nous verrons demain si son état s’améliore.
/image%2F0668301%2F201306%2Fob_d82647_167076-1812873487115-2832939-n.jpg)