Dimanche 10 juillet 2011
« Les plus belles chiottes du monde »
Dénivelé : +801 -676 Durée : 5h45
Ce matin, nous levons le camp à 7h25 après un réveil à 6h00. Nous rejoignons le GR10 et suivons un ruisseau sur du plat, ce qui nous fait, pour une fois, une mise en jambe en douceur et ce n’est pas pour nous déplaire. Après un bref passage dans les bois, nous arrivons à la centrale électrique de Pradières (1183 m) où le chemin commence à s’élever. Au vu du nombre de voitures sur le parking de la centrale, nul doute que cette portion du GR est très prisée par les gens du coin. Nous ne marcherons sûrement pas seul aujourd’hui. Effectivement, nous faisons une bonne partie de l’ascension avec un retraité, en parlant de tout et de rien (mais surtout de randonner, faut pas déconner). Nous arrivons à l’étang d’Izourt (1647 m) et son imposant barrage. Pendant qu’Adeline, Julien et Sylvain se repose, je descends au bord de l’étang pour rattraper mon retard dans ma lessive ! Nous repartons une heure après être arrivé et atteignons l’orri de Jounosque (1786 m), notre top-altitude du jour. Ensuite, nous avancons sur un interminable chemin à flanc de montagne. C’est long mais tellement beau. Nous restons entre 1600 et 1700 mètres, tantôt au-dessus de la forêt domaniale, tantôt au bord d’un précipice vertigineux mais toujours avec un superbe panorama sur toute la vallée. Au moment de déjeuner, nous remarquons que nous nous situons juste en face de la cascade de Bassiès, que nous avons franchis deux jours plus tôt. En fait, les deux dernières journées ont été de longues incursions au fond de la vallée pour finalement revenir au même niveau mais sur le versant opposé. Cette découverte me provoque une sorte de …..fussoire et, profitant d’un promontoire naturel, je me débarrasse de quelques grammes superflus ! Au bout du chemin à flanc, nous arrivons à une stèle commémorative du GR10 ariégeois. Nous redescendons finalement à travers de véritables parterres de fraises des bois et de framboisiers sauvages jusqu'à Goulier (1110 m) où nous ferons halte cette nuit. La mauvaise nouvelle vient de Julien qui, ressentant de vives douleurs aux genoux préfère jeter l’éponge pour cette année. Adeline le suivant, il ne nous reste plus qu'à profiter de cette ultime soirée à quatre dans un superbe gîte, au cœur d’un charmant village ariégeois.
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