Samedi 21 avril 2012
« VOTEZ CHEMINADE »
Dénivelé : +568 -242 Distance: 17 km
C’est le grand départ. Nous quittons la région nantaise à 10h00, sous une pluie drue. Il nous faut 5h30 de route pour faire les 600 km nous séparant de la côte basque, à Hendaye. Durant le trajet, les trop faibles éclaircies ne nous ont guère rassurées et c’est sous une pluie battante que nous arrivons devant l’office du tourisme. Nous mangeons à l’abri, dans le tepee partner, face à une mer agitée que tentent de dompter des surfeurs téméraires. Après un rapide point météo (pas des plus rassurants) à l’office, nous commençons à nous préparer. Et soudain, la pluie s’arrête. C’est un signe ! Nous commenceront notre périple aujourd’hui. Nous laissons la voiture sur le parking de la gare et donnons nos premiers coups de pédales sous un ciel des plus chargés. Au bout de 150 mètres, premier constat, il faut bien étudier le topo si on ne veut pas partir dans la mauvaise direction ! En même temps, notre topo a été rédigé par Georges Verdon pour une traversée d’Est en Ouest. En partant de l’Atlantique, nous devons prendre toutes les indications à l’envers. Nous faisons demi-tour et reprenons le bon chemin. Rapidement, nous nous retrouvons le GR10 que je connais pour l’avoir arpenter à pied en 2008. Les souvenirs reviennent au fur et à mesure que la route s’élève. La première côte est raide mais passe bien. Nous nous attaquons ensuite à une piste pierreuse. En été, cette piste est surement plus accessible. Fin, avril, c’est différent. La pluie qui ruisselle sur les chemins charrie de nombreuses pierres qui donnent à la montée une dimension technique. Plusieurs fois pendant l’ascension, nous sommes contraints de descendre du vélo pour avancer à pied. Nous arrivons enfin au col des poiriers. La vue plongeante sur le lac est superbe. Une belle descente nous y amène. J’en profite pour faire une photo souvenir du premier campement que j’avais fait lors de ma traversée à pied, 5 ans plus tôt. Nous regrimpons ensuite au col d’Ibardin. Nous commençons à contourner la Rhune par le versant espagnol. Pour finir, nous nous arrêtons dans la cabane des chasseurs de Vera de Bidassoa . Celui-ci est admirablement bien entretenu. Il y a de l’eau, un toit et il est suffisamment grand pour que nous y logions aussi nos vélos. Pour conclure, cette première journée sur des chemins aux aspects lunaires nous inciterait presque à voter pour Cheminade :)
/image%2F0668301%2F201306%2Fob_d82647_167076-1812873487115-2832939-n.jpg)