Lundi 09 décembre 2013
« ARRIVEE A TARKINE »
C’est à 4h45 que le réveil sonne ce matin. Une douche bien chaude plus tard, me voilà sur les hauteurs de Stanley, à chercher le meilleur point de vue pour immortaliser le levé de soleil imminent. Les couleurs sont magnifiques. L’océan s’embrase à l’approche de l’astre qui envoie ses reflets rouges orangés sur les flots. Après un nombre certain de clichés (dont les ¾ seront supprimés lors du visionnage sur ordinateur) nous retournons prendre notre petit déjeuner. Il faut dire que le fond de l’air est glacial. Nous avons ensuite un peu de temps libre devant nous avant de quitter la ville. J’en profite pour grimper au sommet du volcan. The Nut domine le village. Lors de l’ascension, je croise de nombreux marsupiaux, bien plus petits que des kangourous. Il s’agit en fait de pademelons. Ce nom vient de "paddymilla" qui veut dire "petit kangourou de la forêt" en langue aborigène. Ce sont les premiers représentants de la faune australienne que je rencontre ! Après avoir regagné le van, nous partons, en longeant la côte, jusqu’à Burnie puis piquons plein Sud pour nous enfoncer dans la région de Tarkine. C’est une région très sauvage qui abrite la plus grande Rain Forest d’Australie et une des plus importantes du monde. Nous nous arrêtons manger dans le village de Waratah, face à une gigantesque cascade. Dans les arbres, je remarque une curieuse fleur rose. Il s’agit de la fleur de Waratah (évidemment), une espèce endémique qui est très difficile à cultiver mais qui prolifère dans cette région. Nous repartons ensuite sur une piste. Par la fenêtre, j’aperçois un échidné mais ce dernier se cache avant que je puisse immortaliser cette rencontre. Ce n’est que partie remise. Je suis sur d’en revoir d’autre tant la nature est luxuriante ici. Nous arrivons enfin à Corrina où nous passerons les deux prochaines nuits. Le village est superbe. C’est un lieu historique qui, au bord de la Pieman River, a prospéré pendant la ruée vers l’or avant d’être abandonné. Aujourd’hui, les bâtiments ont été rénovés et le village est devenu un lieu de villégiature apprécié des amoureux du calme et de la nature. Nul doute que les prochains jours au cœur de la Rain Forest de Tarkine seront rythmés par les rencontres avec les wombats, diables de Tasmanie, pademelons et autres échidnés qui habitent les lieux. Avec un peu de chance, je verrai peut-être même un ornithorynque…
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