Jeudi 16 juillet 2009
Dénivelé : +1821 -83 Durée : 7h30
Après une journée et demi à flâner dans Cauterêts, nous sommes prêts à repartir à l’assaut de la montagne. C’est un gros morceau qui nous attend puisque le profil de l’étape journalière est une droite ascendante de plus de 1800 mètres de dénivelé. Après un réveil à 6h00, nous levons le camp à 7h10. Nous commençons par monter jusqu’au Pont d’Espagne à 1500 mètres. Le début du parcours n’est pas des plus intéressants à cause de la proximité de la route mais sur la fin, nous passons une myriade de cascades jusqu’à déboucher sur cet imposant pont, qui permettait, dans le passé, de rejoindre l’Espagne par la montagne en franchissant le Gave. Nous atteignons ensuite le magnifique lac de Gaube à 1725 mètres, où nous faisons une brève halte photographique. Nous continuons de grimper jusqu’au refuge des Oulettes de Gaube (2151 mètres) où nous pique-niquons face à l’imposant glacier de la face nord du Vignemale (plus précisement la Pique-Longue), le plus haut sommet des Pyrénées françaises avec ses 3298 mètres. La vue est superbe. C’est sans nul doute un des plus beaux endroits de toute la chaîne. Il ne nous reste plus qu’à finir notre ascension jusqu’au hourquettes de Gaube qui culminent à 2734 mètres. C’est le point le plus élevé du GR10. Nous l’atteignons après plus de 7 heures de marche. De là, la vue sur le Vignemale est sans égale. Je comprend mieux pourquoi Henry Russell en est tombé amoureux. C’est décidé, demain matin, nous ferons une entorse au GR et irons gravir le petit Vignemale (qui s’élève à 3032 mètres). Une légère descente nous amène au refuge de Baysselance où nous nous arrêtons pour aujourd’hui. Nous plantons la tente à côté du refuge avec une belle vue sur le cirque de Gavarnie. On aperçoit même la brêche de Rolland. La fatigue aidant, nous nous coucherons sûrement tôt ce soir.
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