Vendredi 17 juillet 2009
Dénivelé : +381 -1552 Durée : 5h45
Après tout nos efforts de la veille, nous pensions passer une bonne nuit pour nous reposer. Il en fut tout autrement. L’orage qui montait au dessus du Cirque de Gavarnie nous est tombé dessus sur les coups de 23h00. En bon néophytes de la randonnée, nous avons installé nos tentes dans un couloir de vent. Dehors c’est la tempête et ma toile ne le supporte pas. Lorsque je sors pour la replanter, je vois les énormes nuages noirs qui arrivent à une vitesse hallucinante. Je retourne vite dans mon duvet et me disant : "il faut que je m’endorme avant que ça pête" Raté. Lorsque les premiers coups de tonnerre retentissent, Julien vient me voire et propose d’aller passer la nuit dans le refuge. Avec une moue non dissimulée, je le suis. Nous partons donc tous les trois avec nos affaires en boule sous les bras. Julien a eu le nez creux. A peine 15 minutes après être entré dans le refuge, la grêle s’est mise à marteler le toit en tôle ondulée. Je me rejouis de sa bonne initiative. Le refuge n’a jamais aussi bien porté son nom ! Après une nuit agitée (rythmée par l’orage et les ronflements de nos voisins de dortoir) nous nous levons à 6h00. Nous avalons le petit déjeuner et partons gravir le sommet du Petit Vignemale (3032 mètres). Nous ne prenons qu’un seul sac à dos avec le strict nécessaire et laissons le reste de nos affaires dans le refuge. En moins d’une heure, nous y sommes. La vue, quoique légèrement nuageuse par moment, est superbe. Autour de nous, s’étend une mer de nuages d’où sortent ici et là les plus hauts sommets environnants. Après cette pause, il est temps de reprendre notre route. Nous redescendons au refuge pour récupérer nos affaires puis continuons notre chemin dans les nuages qui se lèvent. Juste sous le refuge, nous passons devant les grottes Bellevue. Ces grottes ont été créées par le plus célèbre des Pyrénéistes, Henry Russel, qui considérait le massif du Vignemale comme sa propre maison. Après avoir franchi un imposant névé, nous arrivons, sous une légère bruine au lac de l’Oule. Sur le chemin, nous croisons et photographons une multitude de marmottes qui, sous la protection du Parc National, ne sont pas du tout craintives. Finalement, trempés et exténués, nous plantons nos tentes à côté des granges de Holle, au-dessus de Gavarnie. Nous bénéficierons des commodités du refuge CAF pour manger au sec et nous laver avant de nous coucher pour clore cette journée marathon.
/image%2F0668301%2F201306%2Fob_d82647_167076-1812873487115-2832939-n.jpg)