Jeudi 24 mai 2012
« LES MARCHEURS BLANCS »
Dénivelé : +1970 -1000 Durée: 8h00
Nous quittons Vizzavona (900 m), et par la même occasion la partie sud du GR20, à 7h00. Dans l’optique de grimper au sommet du Monte d’Oro, nous avons avancé le réveil à 6h00. Le début de la marche est tranquille puisque relativement plat. Nous serpentons entre les pins laricios dans une dense forêt. Nous suivons une large piste jusqu’à la cascade des anglais (978 m) (de nombreux aristocrates britanniques avait installé leurs lieux de villégiature dans le coin à la fin du XIXe et au début du XXe siècle). Ensuite, le sentier s’élève sans cesse tout du long des cascades jusqu’à la passerelle de Turtettu (1410 m). Nous passons devant les bergeries du même nom puis continuons l’ascension. Le soleil tape déjà dure et cela nous fais un bien fou après la météo difficile des derniers jours. Au dessus de nos têtes, le Monte d’Oro se dresse majestueusement. Avec ses 2389 mètres, c’est le 5ème sommet le plus haut de l’île de beauté et il domine entièrement le massif d’Oro. Nous reprenons la marche et sommes rapidement confrontés à d’énormes paquets de neige. A cette altitude, tout n’a pas encore fondu suite aux précipitations de l’avant-veille. Notre progression s’en trouve fortement ralentis car il faut prendre garde à ne pas glisser. Face à ces conditions, nous décidons de renoncer à gravir le Monte d’Oro, surtout que la neige doit être encore plus présente au sommet. Nous rejoignons un col juste sous la Punta Muratellu (2020 m). Nous redescendons ensuite sur une belle ligne de crêtes partiellement enneigée et arrivons vers midi au refuge d’Onda (1430 m).Etant donné l’heure, nous décidons de doubler l’étape et d’aller directement au refuge de Petra Piana via la variante qui passe par les crêtes. Nous remontons donc par un chemin tant impressionnant par la vue que technique par de nombreux passages rocheux. Nous arrivons à Bocca Manganellu (1800 m) en passant successivement par les sommets de Pinzi Corbini et de la Pointe Murace (2021 m). A de nombreuses reprises, nous sommes contraints de nous servir de nos mains pour franchir des passages techniques (mon genoux en gardera un bel hématome en souvenir). Finalement, nous arrivons au refuge de Petra Piana (1840 m). Après avoir installé le campement et pris une bonne douche (froide, comme d’habitude), il ne nous reste plus qu’à trinquer un double-apéro pour célébrer notre double-étape !
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