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A pas de loup

Afin de partager mes séjours, je ferai, sur ces pages, des infidélités à mon traditionnel carnet de voyage tout rabougris. J'espère que ces lignes vous donneront, à votre tour, l'envie de parcourir les chemins !

VELO ROUTE PYRENEES (07) - TAURINYA / CERBERE / PORT VENDRES

Publié le 22 Novembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Vendredi 14 août 2015

« DERNIERE LIGNE DROITE »

 

Dénivelé : + 1324 mètres                 Distance :123,08 km

 

Enfin un matin où rien ne presse. Pas de réveil, pas d’heure fixée pour le départ, nous partirons quand bon nous semblera. Il faut dire qu’après avoir avalé du D+ à la pelle sur les 6 derniers jours, le profil de l’étape du jour nous le permet. Ce dernier ressemble à une longue descente qui nous conduira droit sur les plages de la Méditerranée. Bon, il y a tout de même quelques bosses sur le parcours, il ne faudrait pas oublier que l’on roule en montagne ! Nous quittons le gîte en milieu de matinée. Nous récupérons le tracé initial que l’on avait quitté la veille à Prades puis bifurquons plein Est, droit sur la mer. Nous empruntons une portion de route nationale en faux-plat descendant et avec un vent de dos. Le compteur ne descend pas sous les 45 km/h. Plus de 40km sur la première heure, on explose la moyenne des 6 premiers jours ! Au bout d’une légère côte, nous tombons sur un panneau indiquant le col de Ternère (233 m). Ce sera notre 24ème et dernier col de la semaine. Après avoir quitté la nationale, nous roulons sur une petite route parallèle qui traverse de nombreux villages de l’arrière-pays catalan : Bouleternère, Thuir, Llupia, Terrats, Fourques… Nous ne nous arrêtons que pour jeter de rapide coup d’œil sur la carte et après s’être assuré de la bonne direction à prendre, nous repartons. Même si de nombreuses bosses ponctuent le tracé, la vitesse reste relativement élevée. Nos cuissots ont eu de quoi se préparer avec les étapes des jours précédents. Nous commençons à apercevoir la mer droit devant. Banyuls-dels-Aspres, Saint-Génis-des-Fontaines, Laroque-des-Albères et enfin Argelès-sur-Mer. Nous y sommes. Il est midi et nous faisons face à la mer. L’océan est 800 km derrière nous. Nous nous arrêtons dans une petite boulangerie pour manger un peu puis repartons sur la route du littoral, sous un soleil méditerranéen. Il fait une chaleur étouffante et la route est loin d’être plate mais il suffit de tourner la tête vers la gauche pour reprendre du poil de la bête. L’eau scintillante, cette même eau que nous cherchons à atteindre depuis 7 jours est toute proche, à portée de main ! La route côtière est en fait une succession de petites côtes. Soit on monte, soit on descend mais il n’y a pas un mètre de plat. Nous arrivons à Collioure puis à Port-Vendres. C’est ici que nous dormirons pour les 3 prochaines nuits. Maxime et Vianney décident de s’arrêter là. Quant à moi, j’ai bien l’intention d’aller jusqu’à la frontière espagnole. Il me reste 34 km (aller-retour) pour rejoindre Cerbères et boucler cette traversée. Mais au bout de 200 mètres, je frôle la catastrophe en percutant un gamin qui déboule devant moi sur sa trottinette. J’ai évité des chiens agressifs, des vaches, des moutons et même des lamas, j’ai roulé sous l’orage et il faut que je percute un inconscient qui traverse sans regarder. Heureusement, plus de peur que de mal. C’est même miraculeux après le vol plané qu’il a fait ! Je me demande d’ailleurs comment j’ai réussi à rester sur mon vélo ! Bref, je repars le long de la mer. C’est magnifique. Que de chemin parcouru depuis le départ pluvieux d’Hendayes. Me voilà à Banyuls-sur-Mer. Petite séquence nostalgie en repassant devant le panneau de fin du GR10. Il y a 3 ans je finissais une autre traversée des Pyrénées, à pied celle-là, via le GR10. La route s’élève, redescend, remonte et enfin plonge sur Cerbères, dernier village avant l’Espagne. Je m’arrête au bar "La Dorade", connu de tous les adeptes du raid pyrénéen, pour descendre une petite bière, la bière de la victoire !!! Dernier coups de pédale, je fais demi-tour et retourne à Port-Vendres. Voilà, c’est fini. Après 865 km sur le vélo, 24 cols franchis et une infinité de souvenirs en tête… Mais déjà, une idée commence à pointer le bout de son nez… Il doit bien y avoir une traversée à faire du côté des Alpes, non ???

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VELO ROUTE PYRENEES (06) - TARASCON SUR ARIEGE / TAURINYA

Publié le 7 Novembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Jeudi 13 août 2015

« AU REVOIR L'FACTEUR »

 

Dénivelé : + 4293 mètres              Distance : 147,22 km

 

Au réveil, le temps est couvert. Si le soleil nous a généreusement accompagné pendant les 4 derniers jours, aujourd’hui, il en sera tout autre. Le ciel est bien gris et la météo annonce des orages pour la journée. Nous quittons Tarascon en empruntant la route des corniches. Après une ascension aussi courte que raide (et par conséquent bien casse-pattes) nous roulons à flanc de montagne, juste au dessus de la vallée, tout en traversant de nombreux petits villages. Malheureusement pour nous, le ciel se fait de plus en plus menaçant. Le vent se lève brusquement et, inévitablement, la grosse pluie d’orage nous cueille. Peu enchantés à l’idée de ramasser des seaux d’eau sur la tronche, nous faisons demi-tour et profitons d’un porche dans un petit village pour laisser passer l’orage. Nous hésitons sur les différentes options qui s’offrent à nous. Soit nous repartons par la route initialement prévue (mais le passage à plus de 2000 mètres du col de Pailhères n’est pas rassurant). Soit nous contournons par la vallée (mais cela nous rallonge or c’est aujourd’hui qu’il y a le plus de kilomètres au programme). Ou bien nous faisons une journée de repos à Tarascon (mais nous perdons une journée sur le timing). Finalement, au bout d’une demi-heure, la météo décide pour nous. L’orage est parti aussi vite qu’il est arrivé. Nous repartons donc sur le tracé initial…et sous un beau ciel bleu !!! Une mauvaise nouvelle vient tout de même refroidir nos ardeurs. Florian ressent de plus en plus une douleur costale. Cela pourrait passer mais la douleur n’apparaît qu’à l’effort et du côté du cœur. Prudence est mère de sureté. D’autant plus qu’il attend un heureux évènement dans quelques mois. Nous perdons notre facteur. Nous ne verrons plus ce beau cadre acier jaune, agrémenté d'une sacoche car Florian redescend vers Ax-les-Thermes pour prendre un train qui le ramènera à Nantes tandis que Max, Vianney et moi arrivons au col de Marmare (1361 m). Le soleil finit de nous sécher et de nous réchauffer car pendant l’orage, la température avait fortement chuté. Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons le col du Chioula (1431 m). Devant nous, 7 km d’une belle descente nous conduisent au pied du 2ème plus haut col de notre parcours, le col de Pailhères (2001 m). Nous nous arrêtons à son pied, au village d’Ascou, pour faire le plein d’eau et c’est parti pour 15 km de bonheur ! La montée est difficile et présente de forts pourcentages. La traversée de la station d’Ascou-Pailhères, une longue ligne droite à 10%, est interminable. De plus, la faim nous tiraille. Nous avons roulé 60 km depuis le départ, il va être temps d’avaler quelque chose. Nous nous arrêtons à 600 mètres du sommet pour acheter des sandwichs dans une petite auberge que nous qualifierons ….d’étrange. Je me sens comme Nicholas Hawthorne dans le livre "Piège nuptial" de Douglas Kennedy. Nous ne nous attardons pas trop et repartons le ventre bien plein (et c’est bien le principal). Le brouillard nous surprend au sommet et ne nous quittera qu’après avoir passé les premiers lacets de la descente. La route est encore longue jusqu’au gîte de Taurinya. Il nous reste une bonne soixantaine de kilomètres, dont 3 cols, à parcourir. Les jambes sont lourdes mais il faut avancer. Nous passons le col des Moulis (1099 m). Une petite descente plus tard, nous repassons tout à gauche, petit plateau grand pignon et nous voilà au col de Garavel (1256 m). Nous sommes dans le brouillard, il fait froid et devant nos yeux ébahis, un gringalet sort de nulle part. Torse nu et basket au pied sur son vieux vélo Peugeot, il nous glisse un timide "bonjour" avant de disparaitre dans la brume !!! Nous lui emboitons le pas. Il ne nous reste plus qu’un col à franchir. Le col de Jau (1506 m) est la dernière difficulté du jour. Après 10 km d’effort, nous arrivons au panneau salvateur pour la traditionnelle photo souvenir. Maintenant, place à 15 km d’une descente magnifique. Nous traversons les villages de Mosset, Moltig-les-Bains, Cattlar en surplombant les ravins du Sola et de Fournouls. De l’autre côté du ravin, nous pouvons voir le réseau de tours à signaux qui remontait de Mosset jusqu'au col de Jau, ainsi que les ruines de la forteresse de Paracolls. Il n’y a pas à dire, le pays Cathare est splendide et chargé d’histoire. Nous arrivons au terme de la descente à Prades. 5 km nous séparent du gîte. Malheureusement (car ce n’était pas prévu), ce sont 5 km de côte !!! Nous devons encore gravir 300 mètres de D+ avant de profiter d’un repos bien mérité. Nous arrivons au gîte sous les vivats d’un sympathique groupe de randonneurs. Après leur avoir parlé de notre étape dantesque (147 km pour 4300 m de D+) ils insistent (pas trop longtemps quand même) pour nous offrir une bière ! Une douche et un copieux repas plus tard, nous nous glissons dans nos lits. Pour demain, le profil est simple. Une immense descente jusqu’à la Méditerranée. Dans un jour, notre traversée des Pyrénées sera terminée. Mais avant ça, place à la récup ! 

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VELO ROUTE PYRENEES (05) - FOS / TARASCON SUR ARIEGE

Publié le 11 Octobre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Mercredi 12 août 2015

« ET CA CONTINUE ENCORE ET ENCORE... »

 

Dénivelé : + 3970 mètres              Distance : 134,53 km

 

Nous partons du gîte sur les coups de 8h30. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Entre la nourriture moisie dans le frigo, les draps sales et la qualité du repas proposé…bref, on s’est lavé, on a dormi et l’essentiel est là. Après tout, c’est le minimum syndical ! Après 5 km de plat, idéal pour décrasser les muscles, nous rejoignons St Béat. C’est là que débute le col de Menté (1349 m). Long d’une dizaine de kilomètres et fort d’une pente moyenne à 9%, c’est une excellente mise en jambe. Chacun monte à son train. Pour ma part, je reste avec Maxime. Nous rattrapons Meggie qui était partie en éclaireur. Peu avant le sommet, un groupe de belges, déjà rencontré la veille au col de Peyresourde, nous rattrape. Il n’en faut pas plus pour réveiller notre instinct primaire de compétiteur et après un "sur-place" qui failli m’être fatal dans un lacet, nous finissons en force pour lâcher notre compagnon éphémère. Nous remplissons nos bidons au sommet puis attaquons la descente. Celle-ci nous mène directement vers le col de Portet d’Aspet (1069 m). Nous n’avons que 5 km à avaler mais sitôt passé la stèle en hommage à Fabio Casartelli, ce sont deux véritables murs à 17% qui nous attendent. Les cuisses sont mises à rude épreuve. Mon compteur affiche 7km/h ! Mais je me sens bien. Je passe les murs debout sur les pédales et rattrape un à un tous les membres du groupe. Nous voilà au sommet. Il est bientôt midi donc nous décidons de nous arrêter dans la descente pour déjeuner. Une petite épicerie à St Lary (village ariégeois homonyme de la fameuse station de ski) nous permet d’acheter de quoi faire de gros sandwichs montagnards (jambon de pays et tome de brebis). Nous finissons la descente le ventre bien plein. Il nous faut maintenant nous attaquer au col de la Core (1395 m). Meggie prend un itinéraire bis et nous attendra un peu plus loin. Sur le papier, le col de la Core ne présente aucune difficulté particulière si ce n’est sa longueur. Cela me paraît interminable. Je vis le même calvaire que dans le début du Tourmalet. Les longs faux-plats m’épuisent. Je préfère largement les pourcentages plus forts et les lacets plutôt que ces longues lignes droites. Je franchis le col avec toutes les peines du monde. Au sommet, nous réalisons que nous n’avons pas encore atteint la moitié de l’étape alors que nous sommes tous dans un état de fatigue bien avancé. Nous entamons la descente du col de la Core et comme depuis le début de la journée, il n’y a pas de transition. Sitôt au bas de la descente, nous remontons. Cette fois-ci, direction le col de Saraillé (942 m). Comparé aux autres, celui-là est relativement facile mais comme il a été décidé que nous n’aurions pas de répit aujourd’hui, nous finissons sur une route qui a été gravillonnée le matin même sur 12 km !!! Nous voilà en mode VTT pour la fin de l’ascension et le début de la descente, le tout sous les premières gouttes d’un orage que l’on entend tonner au loin. Nous arrivons au village de Massat où Meggie nous attendait. C’est donc à cinq que nous roulons vers le cinquième (et dernier) col du jour. Il s’agit du col de Port (1249 m). La pente n’est pas trop forte et régulière tout du long. Heureusement car la fatigue est bien présente. Nous montons donc tranquillement, chacun à son rythme et nous retrouvons tous au sommet pour immortaliser l‘instant. Après une quinzaine de kilomètre d’une descente salvatrice pour nos jambes, nous arrivons à Tarascon-sur-Ariège. Et pour bien récupérer de nos efforts, nous dormons ce soir à l’hôtel. Avec les 135 km et 3900 mètres de dénivelé parcourus aujourd'hui, il nous faut au moins ça ! Car demain, ce sera l’étape la plus dure (si si, je vous assure) ;)

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VELO ROUTE PYRENEES (04) - STE MARIE DE COMPAN / FOS

Publié le 27 Septembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Mardi 11 août 2015

« 4 A LA SUITE !! »

 

Dénivelé : + 3288 mètres              Distance : 113,71 km

 

Nous quittons le gîte à 9h00. Tout comme la veille, la météo est parfaite. Malgré la fraîcheur matinale, le ciel est vierge de tout nuage et dès que le soleil aura passé les cimes, nous pourrons tomber la veste et les manchettes. Dès le début de l’étape, nous sommes dans le vif du sujet. Il n’y a pas de round d’observation. Nous sommes au pied du col d’Aspin (1489 m). La pente est régulière et nous montons tranquillement sous le regard ébaubi de nombreuses vaches qui paissent tranquillement dans les estives de la vallée de Campan. Meggie se sent des jambes de feu et part en solitaire dès les premières rampes. Derrière, chacun monte à son train. Vianney, qui a profité du petit établi disponible dans le gîte pour scier son tube de selle, ferme la marche. La descente qui suit ne présente aucune difficulté (hormis deux cars qui ont décidé de se croiser dans un lacet !). Par contre, les paysages de la vallée d’Aure sont à couper le souffle. La vitesse moyenne est de 60 km/h. Après les efforts déployés en montant, c’est un vrai régal ! Au pied du col, le groupe se scinde en deux. Meggie et Maxime emprunte un itinéraire "bis" (parcours qui reste dans la vallée) tandis que Florian, Vianney et moi nous élançons vers le col d’Azet (1580 m). Pour éviter de passer par Saint-Lary, nous bifurquons par des petits villages et retrouvons la route principale menant au col à 7km du sommet. De nombreux cyclistes sont présents ce qui fait que nous avons toujours quelqu’un en point de mire. La difficulté majeure de cette ascension réside dans l’extrême chaleur. Nous atteignons le sommet à midi et le soleil cogne de plus en plus dure. Au pied de la descente, nous retrouvons Meggie et Maxime à Loudenvielle où nous décidons de faire notre pause casse-croûte. Après manger, nous repartons, à cinq, à l'assaut du col de Peyresourde (1569 m). Cette étape n’a quasiment pas de plat. Soit on monte, soit on descend, il n’y a pas de répit. Les jambes commencent à être lourdes à l’approche du sommet mais ensuite, la descente jusqu’à Bagnères-de-Luchon est tellement plaisante que la fatigue se dissipe. Je n’irai pas jusqu’à appeler ça de la "récupération active" mais le principe est là ;) ! A la sortie de Bagnères, Meggie et Maxime reprennent un itinéraire bis tandis que nous partons vers l’Espagne, via le col du Portillon (1293 m). La montée est rude et cassante. De nombreux murs cassent le rythme autant que les jambes et nous roulons par moment sur un épais matelas de gravillons qui collent aux pneus sous l’effet du bitume fondu. Nous sommes bien contents de nous retrouver au sommet du 4ème col avalé dans la journée. La descente côté espagnole est splendide. La route est large, le bitume neuf et nous dévalons la pente à toute allure, en longeant la Garonne. Au pied du col, il nous reste une quinzaine de kilomètres en faux-plat descendant pour retourner en France et plus précisément à Fos. Meggie et Maxime nous attendent dans le gîte et nous les rejoignons, exténués mais heureux d’en avoir terminé de cette journée. Le 4ème jour de notre périple s’achève mais déjà, tous nos esprits sont tournés vers la journée de demain et les 5 cols qui sont au menu !!!

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VELO ROUTE PYRENEES (03) - LARUNS / STE MARIE DE COMPAN

Publié le 19 Septembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Lundi 10 août 2015

« DROLE DE RENCONTRE »

 

Dénivelé : + 3961 mètres              Distance : 107,22 km

 

Contrairement à la veille et pour éviter d’arriver trop tard au gîte, nous décidons de partir un peu plus tôt ce matin. Il faut dire que le menu du jour est copieux. Le réveil sonne à 7h15 et une heure et quart plus tard, nous enfourchons nos montures, prêt à en découdre avec l’asphalte. Dès la sortie de Laruns, après 5 kilomètres, nous attaquons le col de l’Aubisque (1709 m). L’ascension est longue de 18 kilomètres mais régulière avec un pourcentage moyen légèrement supérieur à 7%. Dès que le bon rythme est trouvé, il suffit de tourner les jambes. Plutôt simple non ? Nous restons groupés sur les premières rampes puis chacun monte à son allure. Nous faisons une halte dans la station de Gourette pour se regrouper avant de grimper les 4 derniers kilomètres. Le soleil illumine un ciel vierge de tout nuage. Nous évoluons dans un décor de rêve. Le pic de Gers nous surveille tandis que nous repartons vers le col. Le cirque de Gourette nous entoure. A faire des efforts au milieu de toutes ces merveilles je me sens pousser des ailes et c’est avec un bon coup de pédale que je déboule au sommet. Pour Vianney, le départ de Gourette fut un peu plus compliqué. Nul doute qu’il n’oubliera plus de passer tous ses pignons ou alors ses cuissots le lui rappelleront !!! Au col, le paysage est somptueux. Nous venons de quitter la vallée d’Ossau et devant nous s’étend la vallée du Gave de Pau. Nous apercevons la route des corniches que nous allons emprunter pour rejoindre le col du Soulor (1469 m). Nous jouissons d’une vue imprenable qui vaut bien tous les efforts consentis pour arriver là. Après les traditionnelles photos, nous repartons sur une des plus belles route des Pyrénées, à travers le cirque du Litor. Au terme d'une descente magnifique, la route s’élève sur 2 kilomètres avant de rejoindre le col du Soulor. Puis nous réattaquons une belle descente qui nous conduit à Argelès-Gazost. C’est là que nous nous arrêtons pour déjeuner. Nous repartons en plein cagnard en direction de Luz-St-Sauveur. Le soleil tape dure, la route s’élève et sous l’effet de la digestion, l'ascension me paraît interminable. J’ai les jambes sciées. Une pause s’impose. De toute façon, il nous faut remplir nos bidons. Avec cette chaleur, nous les vidons très rapidement, autant en buvant qu’en s’aspergeant la tête. Devant nous le Tourmalet et ses 18 kilomètres d’ascension. Je ne suis pas au mieux. Nous nous arrêtons de nouveau à Barèges. Dès que l’occasion se présente, nous refaisons le plein d’eau fraîche. Il faut slalomer entre les vaches, les moutons et la route s’élève encore et encore. Plus je grimpe et plus je retrouve des sensations. Finalement, je finis en bien meilleur état que je n’avais commencé. Le dernier kilomètre est le plus raide mais ça y est. Nous voilà au sommet. Par contre, tout le monde n’est pas dans le même état. Si Vianney a grimpé tel Marco Pantani dans ses belles années, Maxime ressemblait plutôt à Mario Cipollini à l’arrivée d’une étape de montagne. Le teint blafard, le regard dans le vide, il a vraiment pioché dans ses réserves. Il faut dire qu’il emmène un 39x25 ! De plus, il a sûrement chopé une petite insolation. Il est temps d’arriver au gîte. Il ne nous reste qu’à descendre jusqu’à Ste-Marie-de-Campan. La descente est ultra-rapide et peu technique si ce n’est qu’il faut éviter de percuter …. des lamas !!!!! Oui, je ne rêve pas, il y a bien un troupeau de lamas qui paissent tranquillement à la Mongie ! Drôle de rencontre ! Nous voilà enfin au gîte de Ste-Marie. Ce dernier est quasiment exclusivement occupé par des cyclistes venus se mesurer au Tourmalet. Nous pouvons même y faire une lessive. Le rêve ! Une bonne nuit de sommeil par-dessus ça et nous serons d’attaque pour demain. Nous repartirons à 5. En effet, Meggie (la copine de Vianney) nous a rejoints au gîte et roulera avec nous les deux prochains jours. Voilà qui explique probablement la montée supersonique de Vianney dans le Tourmalet ;o)

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VELO ROUTE PYRENEES (02) - LARRAU / LARUNS

Publié le 12 Septembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Dimanche 09 août 2015

« APRES LA PLUIE, LE BEAU TEMPS »

 

Dénivelé : + 2865mètres               Distance : 94,57 km

 

Il n’y a pas de doute. Rien de vaut une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer. Bon, le gel de massage à l’arnica y a aussi contribuer mais tout de même. La nuit a été douce et le sommeil profond. Par contre, laisser mariner 4 cyclistes qui ont pédalé plus de 140 km sous la pluie la veille avec toutes leurs affaires… ça pique le nez au réveil !!! Lorsque nous nous levons, le ciel est très chargé et la pluie basque est encore au rendez-vous. Le temps de manger et de bricoler (une fois de plus) nos vélos, la pluie s’arrête. Pour faire tenir ma selle sur sa tige, je coince une double épaisseur de papier de verre entre la tige et l’étrier. On verra bien si cela tient ! Il est 10h15 et nous donnons nos premiers coups de pédales. Après une dizaine de kilomètres en légère descente (idéal pour un échauffement en douceur), nous attaquons le premier véritable col de notre périple, le col de Soudet (1540 m) via le col de Suscousse (1216 m). Jusqu’à Sainte-Engrâce, la pente est assez faible et nous pouvons grimper sans trop de difficultés. Par contre, à la sortie du village, les premières rampes à plus de 10% se présentent. Chacun monte à son rythme. Pour ma part, les jambes tournent relativement bien. Nous faisons une petite pause lorsque nous arrivons au col de Suscousse puis repartons tout ensemble pour finir l’ascension. Tout se passe bien et après les galères de la veille, cela fait du bien. Nous roulons même depuis quelques temps sous un soleil éclatant. Seul petite anecdote notable, nous nous sommes fait "attaquer" par des chiens de bergers. En même temps, voire quatre paires de mollets leur passer sous la truffe, ça titille forcément ! Nous voilà à plus de 1500 mètres d’altitude. Nous profitons d’une vue magnifique. Derrière nous, c’est le Pays Basque que nous laissons et nous plongeons, par une belle descente, en plein cœur du Béarn. La descente n’est pas technique et surtout, nous roulons sur un véritable billard sur lequel les noms des forçats de la route ont été peints. Il faut dire que le tour de France est passé par là deux semaines plus tôt. Nous arrivons dans le village d’Arette où nous prenons le temps de déjeuner dans un petit restaurant. Certes on y mange bien mais pour les prochains jours, on privilégiera les boulangeries pour raccourcir la durée des pauses. Nous repartons en direction d’Escot. Ce petit village est situé au pied de la deuxième et dernière ascension de la journée, le col de Marie-Blanque (1035 m). Si les premiers kilomètres sont avalés avec une extrême facilité, la fin du col est totalement différente. Le menu des 4 derniers kilomètres d’ascension est le suivant : 11%, 9,5%, 13% et 12%. Comme on dit dans le jargon, ça pique les cuissots ! Tout le monde est exténué au sommet. Dans les pourcentages les plus forts, j’avais du mal à tenir le 8 km/h !!! Une fois notre souffle repris, nous descendons jusqu’à Aruns, notre point de chute de la journée. Après 95 km d’effort, nous y arrivons vers 18h00. La douche est un vrai régal, la bière salvatrice, le repas succulent mais comme je l’ai constaté au réveil ce matin, le meilleur moment sera surement celui où, lové sous les draps, je me laisserai aller à un repos bien mérité…

 

Les photos à suivre prochainement.

 
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VELO ROUTE PYRENEES (01) - HENDAYE / LARRAU

Publié le 6 Septembre 2015 par Fils de Loup dans Vélo route (Pyrénées)

Samedi 08 août 2015

« ON NE VA JAMAIS PARTIR ! »

 

Dénivelé : + 2130 mètres               Distance : 144,7 km

 

C’est la pluie qui nous accueille ce matin. Il est 8h30 et les nuages qui se sont installés hier dans le ciel ne se sont pas dissipés à la faveur de la nuit. Pourtant, au départ de Nantes hier matin, il faisait beau. Mais fidèle à sa réputation, le pays Basque nous apporte un élément de réponse à son éclatante verdure. Nous sommes à Hendaye, Florian et moi. Vianney va nous rejoindre dans la matinée et Maxime arrivera à la gare à 13h10. A nous quatre, nous entreprenons une traversée à vélo des Pyrénées en sept jours. Equipés d’un léger sac à dos, il s’agit en effet d’un simple camelbak  délesté de la poche à eau, nous irons de gite en gite. Nos étapes sont donc déjà définies et celle du jour s’annonce délicate. En effet, nous ne partirons qu’après l’arrivée de Maxime donc il ne faudra pas chômer pour avaler les 135 km prévu. Mais avant ça, notre mission prioritaire est de réparer nos vélos. Nous voilà déjà à bricoler alors que le kilomètre 0 n’est pas franchi. Ça promet ! Hier déjà, le jeu de direction du vélo de Flo faisait des siennes tandis que mon frein arrière nécessitait un nouveau réglage. Vianney nous rejoint et il se rend compte qu’il lui manque 3 des 5 vis de fixation de son grand plateau. Nous partons tout de même à la gare et une fois sur place, en voulant resserrer ma selle, je casse la vis ! Vianney et moi partons donc à Irun, en Espagne, pour réparer nos vélos. Nous ne trouvons pas le magasin où Flo et moi étions allés la veille mais une boutique de cycle répond tout de même à nos attentes. Retour à la gare d’Hendaye où, le temps d’avaler quelques sandwichs, Maxime arrive. Mais lorsqu’il enfourche le vélo que son père lui a prêté, il se rend compte que ses cales ne sont pas compatibles avec les pédales ! Direction la boutique à Irun. En chemin, Vianney casse une de ses chaussures… C’est quoi cette poisse qui nous colle à la peau !!! On ne va jamais pouvoir partir ! Le temps passe et je n’imagine pas à quelle heure nous allons arriver à Larrau. Et si nous aurons le temps de finir l’étape avant l’arrivée de la nuit ! Il est 14h00 et nous voilà enfin prêt à commencer. C’est justement le moment choisi par la pluie pour s’abattre. Il tombe des cordes et nous commençons notre périple. Après une vingtaine de kilomètres, nous franchissons notre premier col. Il s’agit du Col de Saint-Ignace (169 m). Dès le début de la descente, Maxime perd le contrôle dans un virage et chute lourdement. Rien ne nous sera épargné aujourd’hui ! Il en garde quelques séquelles dont une magnifique pizza (une capriciosa pour les connaisseurs) et un bel hématome sur la cuisse gauche. Nous redescendons sur Sare puis continuons vers Ainhoa, Espelette, Bidarray et Saint-Jean-Pied-de-Port. Ma vis de selle, un peu plus courte que l’ancienne ne maintient pas ma selle en place et le jeu de direction de Flo est marqué. Nous nous arrêtons réparer une fois, deux fois, trois fois… Nous quittons St-Jean à 18h00. Il est trop tard pour passer par le col de Bagargui. D’autant plus que Vianney vient de crever. Quelle bande de poissards !!! Nous partons finalement plein nord et passons par le col d'Osquich (495 m). Nous redescendons via Tardets avant d’arriver, au bout d’un faut-plat montant interminable, à l’auberge de Logibar. Il est 21h25 et la nuit nous enveloppe. Il était temps ! On ne fera pas de vieux os ce soir. Repas, douche et enfin, un repos amplement mérité…

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NLLE-ZELANDE (18) - AUCKLAND / SYDNEY / DUBAÏ / PARIS / NANTES

Publié le 26 Juillet 2015 par Fils de Loup dans Nlle-Zélande

Dimanche 19 et Lundi 20 janvier 2014

  

« L'HEURE DU RETOUR »

Mon réveil sonne pour une dernière fois. Je me lève tranquillement. Mes sacs, préparés la veille au soir pour ne pas déranger mes colocataires, m'attendent au pied du lit. Je m'habille en silence, récupère toutes mes affaires et sors de la chambre dans un silence solennel. Un petit tour par la salle de bain et je descends devant l’entrée de l’auberge de jeunesse. Il est 9h30 du matin. Le soleil brille bien haut. La ville est calme. Ou peut-être est-ce moi qui suis étrangement calme. Les images se bousculent dans ma tête. La Tasmanie, Sydney, la Grande Barrière de Corail, Melbourne et enfin la Nouvelle-Zélande de fond en comble…Que de souvenirs, que de rencontres, que de beaux moments de vie… Ma navette arrive. Je m’installe, direction l’aéroport. L’avion ne décollera qu’en début d’après-midi. Une fois mes bagages enregistrés, je prends un petit déjeuner léger. Je n’ai pas faim. Plutôt, je suis rassasié. Ma faim de voyage, de découverte est comblée pour le moment. Je déambule dans les boutiques Duty Free pour liquider mes derniers dollars NZ, sous l’œil avisé d’immenses statues directement issues de l’œuvre de Tolkien, le Seigneur des Anneaux. Des nains, des orques et autre magiciens me surveillent faire mes petites courses. Enfin, je prends place à bord de l’avion. C’est parti pour 24 heures de vol (avec des escales à Sydney et à Dubaï). En prenant en compte le décalage horaire (-12 heures), je serai à Paris demain matin (heure française). Je regarde à travers le hublot. L’avion accélère, puis s’élève dans les airs. Les paysages s’éloignent et laissent la place aux souvenirs. Droit devant, c’est Nantes qui m’attend. Je vais retrouver ma famille, mes amis... Me voilà maintenant au-dessus des nuages. Nouvelle-Zélande… Australie… Ce n’est pas un adieu, ce n'est qu'un au revoir... 

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NLLE-ZELANDE (17) - PAIHIA / AUCKLAND

Publié le 25 Juillet 2015 par Fils de Loup dans Nlle-Zélande

Samedi 18 janvier 2014

« DERNIER JOUR EN NLLE-ZELANDE »

Réveil sous le soleil éclatant de Paihia et une fois le petit déjeuner avalé, direction Auckland pour finir ce road-trop Grand Kiwi Tour. Il est midi lorsque nous arrivons dans la mégalopole. C’est parti pour la valse des "Good bye", "See you", "Take care", "Nice to meet you"… On s’embrasse, on se prend dans les bras, et puis on se sépare. Je pars en direction d’un Backpacker situé en plein centre ville. Je m’installe puis pars visiter cette immense ville. Rapidement, je retrouve des membres du groupe et ensemble nous grimpons au sommet de la Skytower. On y jouit d’une vue incroyable sur toute la baie. Auckland concentre à elle seule une tiers de toute la population du pays. L’océan y est omniprésent et de nombreuses petites îles témoignent de l’activité volcanique de la région. Je redescends de la tour puis me dirige vers le musée d’art moderne. Peu coutumier de ce genre d’activité, je vais tenter d’ouvrir mon esprit à une forme d’art que je n’ai jamais su comprendre. La galerie historique est très intéressante. L’histoire et l’art maori y sont omniprésents. Par contre, la galerie d’art moderne restera à jamais un grand mystère pour moi. La journée tire sur sa fin. Je retrouve une dernière fois certains membres du groupe pour un ultime au revoir autour d’un dernier repas partagé dans un petit restaurant puis rentre me coucher à l’auberge de jeunesse. Demain, ce sera le grand départ. Je m’endors donc pour une dernière fois à l’autre bout du monde et savoure la dernière nuit de mon deuxième été de l’année…

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NLLE-ZELANDE (16) - PAIHIA

Publié le 14 Juillet 2015 par Fils de Loup dans Nlle-Zélande

Vendredi 17 janvier 2014

« ROCK THE BOAT (suite et fin) »

Comme c’est agréable de se réveiller sur un bateau, devant une île paradisiaque, avec un beau et chaud soleil et une mer des plus calmes… L’occasion est trop belle pour ne pas la saisir. Je passe pardessus le garde-corps et saute dans l’eau depuis la fenêtre de ma cabine (au premier étage). Elle est fraîche…mais pas froide. Je m’amuse à regarder les têtes médusées de mes colocataires qui accourent aux fenêtres pour découvrir d’où vient ce vacarme. En moins de 2 min, nous sommes une dizaine à barboter dans l’eau turquoise. Quel réveil !!! Après un bon petit déjeuner, nous reprenons les kayaks et nous dirigeons vers l’île de Motuarohia. Si Bay of Islands est composée de 144 îles, seules 12 sont suffisamment grandes pour que l’on puisse y faire une petite balade. Nous grimpons une légère colline et nous retrouvons au point culminant de l’île. La vue est à couper le souffle. Ça et là, de nombreuses petites îles surgissent des flots. Certines ont été réquisitionnées et classées en zone protégée. Un vaste programme de repeuplement des oiseaux natifs de Nouvelle-Zélande a été mis en place par le gouvernement pour éviter leur éradication. En effet, n’ayant aucun prédateur, de nombreuses espèces d’oiseaux ont perdu leur capacité à voler (le plus célèbre d’entre eux étant le kiwi). Malheureusement, l’arrivée des colons australiens et européens a permis à certains prédateurs de rejoindre l’île (les possums et les belettes entre autre). Ne pouvant plus voler, les oiseaux se sont fais dévorer et sans le programme mis en place, de nombreuses espèces se seraient purement et simplement éteintes. C’est donc sur des îles vierges de tout prédateur que les oiseaux ont été introduits (et ne pouvant voler, ils ne risquent pas de s’échapper !). Après la ballade, tout le monde se rejoint sur la plage. Avec cette chaleur, une baignade s’impose. Nous nous équipons de palmes, masques et tubas et nageons dans les récifs. Ce n’est pas aussi peuplé que la grande barrière de corail mais il y a tout de même de nombreux poissons. J’aperçois même une belle raie passer sous moi. C’est impressionnant. Nous en profitons aussi pour pêcher quelques oursins que nous dégusterons ensuite sur le bateau, le tout sous le regard curieux de plusieurs pingouins. Cette croisière est vraiment extraordinaire mais il est temps de retourner sur Paihia. Sur le chemin du retour, c’est tout un groupe de dauphins qui vient nous saluer, histoire de rajouter encore plus de magie à cette croisière inoubliable. Nous voilà à Paihia. Je file me changer à l’hôtel et que vois-je juste à côté de ma chambre ??? Un spa !!! Yalaaaa….. C’est divin. C’est l’heure du dîner. Un gigantesque buffet nous est servi. C’est la dernière nuit de mon road-trip néo-zélandais aussi, nous prolongeons la soirée pour que ces derniers instants, tous ensemble, soient les meilleurs possibles…

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